Histoire et patrimoine

Histoire et patrimoine

HISTOIRE

Les armes d’Ons-en-Bray se blasonnent ainsi :

D’argent au chevron d’azur accompagné de trois têtes de lions de sable.

ONS EN BRAY est un ancien canton ; Ons in Brayo, en 1123, est devenu Ons en Beauvaisis en 1300 et enfin Ons en Bray en Beauvaisis, en 1383.

Son étymologie est incertaine : « Ons » vient-il de Ons faisant ainsi référence aux onze hameaux de la commune ou de « huns » ?on sait par contre avec certitude que « Bray » vient du gaulois Braïum qui signifie « boue », « marécage » ou « lieu humide ».

Un cimetière franc a été découvert en 1869 par monsieur CAVEE, propriétaire à Ons en bray, au sud du Trou Marot, vers le bois du Larris : des tombeaux de pierres brutes de grandes dimensions, enfouis à faible profondeur, contenaient des sarcophages, avec des ossements ayant appartenu à des humains de grande taille, des haches de silex, des objets d’ivoire ( anneaux, épingles, cuillères bizarrement ornées).

A coté de l’un d’eux, monsieur BEZOT, voisin de monsieur CAVEE, découvrit le squelette d’un soldat avec ses armes ; un scaramax ou poignard, une plaque et une boucle de ceinturon actuellement au musée de Beauvais.

En 1490, la maison de Chartres, Seigneurie d’Ons en Bray, vendit son domaine au Sieur d’Hacqueville, originaire d’Artois.

Le 19 novembre 1589, le Capitaine Heaulm, ligueur de Beauvais, surprit et enleva le château d’Ons en bray aux troupes royales. Le château resta au pouvoir de l’Union jusqu’en 1592 date à laquelle les reîtres du roi Henri IV y mirent le feu pour en déloger les ligueurs.

Le 3 juillet 1663,Louis XIII, qui revenait des forges par la « route royale » (devenue RN31) avec le Cardinal de Richelieu, passa la nuit au château.

En 1697, le Comte Louis Léon PAJOT acquit le domaine d’Ons en Bray pour une somme de 78 000 livres.

Par lettres patentes de juillet 1702, la terre d’Ons en Bray fut érigée en Comté en faveur de ce Contrôleur Général dont la famille a fourni plusieurs maires à la ville de Beauvais.

Les terres d’Ons en Bray ont été ensuite érigées en Marquisat en 1749 par Louis XIV . PAJOT mourut à Paris le 22 février 1753. Son légataire universel fut son neveu LEGENDRE, Lieutenant Général des Armées, auquel il laissa la terre d’ Ons en Bray.

La commune avait de nombreuses dépendances : Le Pont qui Penche, le Vivier Danger, la Vallée, le Compostel, le Trou Marot ou Maraux, le Bois  de la Mare, la Houssoye, la Truffeline, les Trente Mines, le Fondray, les Galopins. D’autres lieux habités, connus sous les noms de Couppin ou Coulpin, Rome, Champ Baillet ont été  successivement détruits.

Le Vivier Danger tire son nom des Viviers ecclésiastiques et seigneuriaux qui étaient consacrés à l’élevage des carpes qui ne nourrissaient que les seuls religieux dès « Carême pesant », les poissons capturés étaient mis aux frais dans des mannes et conduisent à Paris par des courriers spéciaux.

Quelques chiffres :

  • En 1709, la mortalité à Ons en Bray était de 9 habitants, elle atteignait 47 en 1701 à la suite d’une épidémie « pourpre maladie »
  • En 1790, la commune possédait 211 maisons.
  • En 1822, la population se divisait en 229 garçons, 213 filles, 231 hommes mariés, 224 femmes mariées et 5 militaires.
  • En 1822, on comptait 150 naissances et 93 décès.
  • Entre 1822 et 1825, les opérations de recrutement permettaient de dénombrer les cas de réforme suivants : 4 pour perte de doigts, 10 pour perte de dents, 11 pour perte d’organes divers, 9 pour affections scrupuleuses, 16 pour hernies, 18 pour faiblesse de constitution et 24 pour défaut de taille.
    • En 1829 on comptait 95 élèves , 118 citoyens savaient lire.

PATRIMOINE

Vestige du Moyen-Age, notre commune possède une petite église paroissiale consacrée en 1349, construite en brique et en pierre pour sa nef et son transept, en torchis et en pierre pour son chœur et un clocher en ardoise, qui a une certaine inclinaison par rapport à la verticale (très visible). Le saint patron de cette église est Saint-Denis (d’où la côte Saint-Denis à côté de l’église), celui-ci est visible à l’intérieur de cette église portant, dans sa main droite, une maquette de la première église où l’on remarque une forme en T très particulière : il n’y a pas de chœur. La nef et le transept sont les parties les plus anciennes de l’édifice. En fait, le premier clocher en pierre fut détruit en 1764, et à la construction du nouveau clocher on ajouta finalement un chœur, lui rendant ainsi une silhouette plus commune.

Le village a un monument aux morts dessiné et taillé par Greber de Beauvais, la flèche de ce monument ayant été cassée il y a une dizaine d’années par la chute d’un arbre.

ONS en BRAY en détail

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